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Dans cette période de crise sanitaire, quasiment tous les exploitants ont demandé ou imposé des baisses de loyers. Mais qu’en est-il réellement de la saison estivale 2020 ?

 

La lecture du bilan MKG est intéressante à plus d’un titre : la saison estivale a redonné de l’air à une hôtellerie française à l’arrêt quasi-total lors du premier confinement.

 

Tout d’abord, le rapport MKG, qui fait référence, confirme la réouverture des établissements fermés faute de clients. Le parc métropolitain, soit 18600 hôtels et résidences était ouvert à 80% contre 17% en avril.

 

Ainsi, alors que sur le littoral tout a logiquement repris pour la saison estivale, à Paris, seulement 47% des chambres habituellement disponibles sont ouvertes à la réservation. En effet, de nombreux hôtels, faute de clients, ont pris la déision de ne rouvrir leurs portes que début septembre. En Province hors littoral, ce ratio est tout de même plus important avec 90% de l'hôtellerie ouverte à la mi-août.

De même, les établissements les plus haut de gamme, dont la demande est très dépendante des clientèles internationales, sont bien moins nombreux à avoir rouvert (59% en 5* à l'échelle nationale, et seulement 29% à Paris) que les établissements de 3* ou moins (avec plus de 9 chambres sur 10 de nouveau disponibles à la vente).

 

Les résultats sont assez hétérogènes selon les territoires. En effet, si les hôtels de la capitale ou des grandes métropoles situées à l’intérieur du pays affichent des baisses de fréquentation allant de -50 points pour Paris intra-muros à -15 points pour Lyon, les performances sont nettement meilleures sur les zones situées sur le littoral français.
Les hôtels situés sur la façade de la Manche enregistrent même sur la première quinzaine d’août une fréquentation en hausse de 4,5 points par rapport à août 2019, permettant de limiter le recul global à -2,3 points par rapport à 2019. Le littoral breton (-7,3 points) et la façade Atlantique (-3,5 points) affichent elles aussi de légères baisses de fréquentation sur l’été, mais vu le contexte actuel cela peut être considéré comme un été «réussi».
A l’inverse, pour les hôteliers du pourtour méditerranéen (notamment à Nice), l’absence de la clientèle internationale s’est faite ressentir en juillet avec une baisse de 18,9 points de la fréquentation. En revanche, le mois d’août devrait être nettement meilleur avec une fréquentation revenue pratiquement à l’équilibre sur la première quinzaine (-1,1 point par rapport à 2019).

 

 

Comment cela se traduit-il dans les décisions d’investissement ?

 

 

Parfois délaissés par les CGP, les résidences de tourisme ont eu mauvaise réputation : loyers surévalués, résidences abandonnées, baisses de loyers substantielles, etc…

 

Pourtant la crise sanitaire actuelle a démontré leur très bonne résistance dans la mesure où l’épidémie avait ralenti en période estivale d’une part et d’autre part avec des loyers économiquement viables, les exploitants ont réussi à passer l’année 2020 sans trop de soucis. L’impact sur les loyers des bailleurs étant limité, l’investissement en résidence de tourisme de seconde main a prouvé sa pertinence tant que les diligences de sélection sont effectuées sérieusement.

 

Bertrand LE MIRE

 


  • Publiée le : 10/11/2020