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La fracture entre l’opinion, les copropriétaires et les syndics relève bien souvent de la manière dont ces derniers exercent leur métier et d’un mélange des rôles dévolus à chaque organe.

 

Il est utile de rappeler que le syndic n’est que le représentant du syndicat des copropriétaires, c’est-à-dire les copropriétaires eux-mêmes. C’est l’organe exécutif, les propriétaires étant l’équivalent du législatif si on voulait faire une comparaison et le conseil syndical étant l’organe consultatif.

 

Pour avoir assisté à de nombreuses assemblées générales de grandes enseignes du métier de syndic et avoir assisté des copropriétaires dans leurs difficultés avec ces derniers, j’ai pu constater combien certains syndics s’attribuaient quasiment les 3 pouvoirs, exécutif, consultatif et décisionnaire.

 

Cette situation est courante et prolifère sur un terrain favorable : la méconnaissance des règles de fonctionnement de la copropriété et le manque de temps des copropriétaires pour s’impliquer réellement dans la vie de la copropriété. Loin de culpabiliser les copropriétaires, la faute revient aux syndics qui profitent de cette carence pour assoir leur pouvoir :

 

-          Décisions prises par le syndic sans consultation du conseil syndical

-          Absence de réunion de conseils syndicaux

-          Aucune communication avec les copropriétaires sauf en AG

-          Assemblées générales animées, voire présidées, uniquement par le syndic

-          Explications laconiques et hermétiques.

 

Les conséquences se font rapidement sentir : les appels de fonds sont subis comme des frais de syndic et non des décisions des copropriétaires eux-mêmes, multipliant ainsi les impayés, les décisions de travaux et d’entretien sont également subies et incomprises, la participation aux assemblées générales reste faible.

 

Vous rajoutez l’impossibilité de joindre au téléphone le gestionnaire de copropriété et une dose d’amabilité d’un administratif débordé et vous avez un cocktail détonant.

 

L’exercice du métier de syndic passera toujours par l’expertise dont il sait faire preuve mais ce professionnel doit sortir de son rôle d’expert, il doit vulgariser son métier, il a un rôle de formation du conseil syndical, il doit être à la fois synthétique et analytique en plus d’être un excellent communicant.

 

L’échange doit se faire non plus seulement en assemblée mais au cours de réunions du conseil syndical, lors de rapports écrits ou de réunions de suivi sur des projets bien précis.

 

Le discours doit être précis mais accessible, documenté mais synthétique et surtout motivé mais dépassionné. La quadrature du cercle chez une profession trop cantonnée à son seul métier.

 

 

Bertrand Le Mire

Gérant


  • Publiée le : 15/12/2020